Transcript
Dr Burton :
Bienvenue à notre FMC sur ReachMD. Je suis le Dr Jim Burton. C’est un plaisir de vous voir. Je suis aujourd’hui avec le Dr Emilio Sánchez. Emilio, aujourd’hui, nous allons parler de l’évaluation de la gravité et de l’impact du prurit associé à la MRC.
Emilio, de quels outils disposons-nous pour évaluer le prurit associé à la MRC chez les patients sous hémodialyse et comment les prestataires de soins et les professionnels de santé devraient-ils les utiliser dans leur pratique quotidienne ?
Dr Sánchez :
Merci pour cette question très intéressante. Je voudrais commencer en disant que, pour aider au diagnostic du Pa-MRC, plusieurs échelles sont couramment utilisées en pratique. L’une des plus utilisées est le WI-NRS, Worst Itch Numerical Rating Scale, une échelle unidimensionnelle qui demande au patient d’évaluer l’intensité de sa pire démangeaison, allant de pas de démangeaison, soit 0 point, à démangeaison la plus intense imaginable, soit 10 points. Les scores sont catégorisés en 4 niveaux : pas de prurit, léger, modéré et sévère. On sait que des changements de 3 points ou plus sont cliniquement significatifs.
Traditionnellement, cette échelle utilise également la question 20 du questionnaire de qualité de vie SF-36. Avec une seule question, on obtient une idée de l’impact du prurit au cours du dernier mois. Cet outil est largement utilisé et validé pour la population atteinte de MRC. Cette échelle est également unidimensionnelle et demande au patient dans quelle mesure il a été gêné par le prurit au cours des 4 dernières semaines, les réponses allant de pas du tout à extrêmement gênant.
Il existe aussi des modèles multidimensionnels qui évaluent non seulement l’intensité des démangeaisons, mais prennent également en compte leur impact sur la qualité de vie. Le SADS, acronyme de Self-Assessed Disease Severity of illness scale, en raison de sa simplicité, est l’un des plus utilisés. Il répartit les réponses des patients en 3 niveaux d’affection. Le score A correspond au niveau le plus léger et le C au plus sévère.
Le Skindex-10 est un autre modèle multidimensionnel qui comporte 10 questions notées de 1 à 6. Il analyse 3 sphères : la maladie elle-même, l’impact émotionnel et enfin l’impact social.
Enfin, l’échelle 5-D itch est spécifiquement destinée au Pa-MRC et est parfois utilisée pour analyser l’évolution du prurit dans le temps. Elle comporte 5 questions, notées de 1 à 5.
Voici les outils les plus utilisés pour diagnostiquer et gérer le Pa-MRC.
Dr Burton :
Il existe un certain nombre d’outils différents, mais je pense que l’un des points les plus importants est d’utiliser l’un de ces outils validés dans notre pratique. En interrogeant un patient et en obtenant un score de référence, nous savons qu’il existe des traitements et des mesures pour gérer le prurit, et avoir ce score de référence nous permet d’évaluer la réponse au traitement. En effet, avec certains des traitements plus récents, comme les agonistes des récepteurs opioïdes kappa, nous pouvons constater, chez les patients présentant un prurit important, vous avez mentionné le WI-NRS, qu’environ 74 % présentent une amélioration cliniquement significative des scores de prurit de plus de 3 points par rapport au score de référence. Pour certains patients, jusqu’à 25 % de ceux ayant des démangeaisons modérées à sévères, on observe une résolution complète selon les données.
Je suppose que vous seriez probablement d’accord pour dire que, quel que soit l’outil que nous utilisons, l’essentiel est d’obtenir ce score de référence pour les démangeaisons.
Dr Sánchez :
Oui, tout à fait. Il est essentiel d’agir de manière proactive avec ces outils.
Dr Burton :
Merci pour ces explications, Emilio. C’est tout pour cette session. Merci de nous avoir écoutés. À bientôt pour le prochain épisode.
Dr Sánchez :
Merci.








