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Dr Burton :
Bienvenue à cette FMC sur ReachMD. Je suis le Dr Jim Burton. Me voici de retour avec le Dr Emilio Sánchez.
Je vais aller droit au but. Emilio, nous avons entendu parler du fardeau important que représente la prévalence élevée du prurit associé à la MRC chez nos patients sous hémodialyse, ainsi que de son impact réel et significatif sur leur qualité de vie. Quelles sont les meilleures pratiques qui peuvent aider les prestataires de soins à mieux identifier et différencier le prurit chez ce groupe de personnes ?
Dr Sánchez :
L’expression clinique du prurit associé à la maladie rénale chronique est très diverse. C’est l’impact des démangeaisons sur la qualité de vie des patients et sur des aspects très importants de la vie quotidienne, comme la sexualité ou le sommeil, du moins, c’est ce que reflète une enquête que nous avons menée en Espagne, à laquelle ont participé à la fois des néphrologues et des patients.
Récemment, les résultats de l’étude CENSUS ont été publiés. L’étude CENSUS est une étude rétrospective, transversale et multicentrique menée dans 7 pays européens, au cours de laquelle les patients éligibles ont été invités à répondre à 5 questions basées sur des critères déclarés par les patients : 1 sur la sévérité du Pa-MRC et 4 sur la qualité de vie. Cette étude a révélé l’impact des démangeaisons sur des aspects importants tels que le sommeil, l’humeur et les activités basiques de la vie quotidienne. Dans tous les cas, plus les démangeaisons sont sévères, plus la détérioration de ces aspects est marquée.
Lorsqu’on aborde les traitements possibles du Pa-MRC, il est essentiel de prendre en compte les aspects liés à l’étiopathogénèse des démangeaisons. Chez les personnes atteintes de MRC, les démangeaisons peuvent survenir en raison de problèmes dermatologiques comme la xérose, l’accumulation de toxines, des perturbations du produit calcium-phosphate, un dérèglement du système immunitaire avec la sécrétion de marqueurs pro-inflammatoires, et enfin, d’un dérèglement du système opioïde. Chez les personnes atteintes de MRC, on observe une surexpression des récepteurs opioïdes mu et une inhibition des récepteurs kappa. Cela entraîne une augmentation de la sensation de démangeaison.
Avec toutes ces informations, nous devons maintenant aborder les différents traitements que nous pouvons utiliser pour traiter le Pa-MRC chez nos patients.
Dr Burton :
Selon vous, que pourraient retenir les gens de ces données et de ces enseignements pour améliorer la pratique dans leurs unités de dialyse et soulager les symptômes de démangeaisons chez les patients ? En se concentrant sur la détection à l’aide de scores de symptômes ? En réfléchissant à leurs parcours de soins ?
Dr Sánchez :
Je pense qu’il faut une combinaison des deux. Au cours des dernières années, nous n’étions pas très conscients des démangeaisons, car nous ne disposions pas des outils nécessaires pour traiter tous nos patients. Nous avons désormais quelques réponses à ce sujet.
Je souhaite donc que les néphrologues du monde entier interrogent de manière proactive leurs patients sur l’intensité de leur prurit et son impact sur leur qualité de vie. Grâce à cet outil et aux réponses de nos patients, nous pouvons prescrire différents traitements pour améliorer leur qualité de vie, leur sexualité, la qualité de leur sommeil et, enfin, réduire les démangeaisons.
Dr Burton :
Oui. Je pense que l’un des problèmes est que plus nous tardons à poser la question, plus le diagnostic est long à établir, et plus cette personne vit longtemps avec ces symptômes. Plus tôt nous posons la question, plus nous pouvons être proactifs et plus vite nous pouvons exclure d’autres diagnostics. C’est important.
C’est tout pour cette session. C’était un plaisir de discuter avec vous. Merci à tous de nous avoir écoutés. À bientôt dans le prochain épisode.
Dr Sánchez :
Merci beaucoup.








